Quand les étudiants vivent une revisite de patrimoine évementiel historique, il y en a d'autres qui chaque jour se font un petit tour dans les années 80's, des trentenaires du début de la vague Sida, des trentenaires qui ont dansé sur Robert Palmer à l'époque de Robert Palmer, sur Beds are burning à l'époque de Beds are burning. C'est à l'époque (c'était mieux avant) où le dancefloor était encore à un endroit à hymne. Ah cette notion d'hymne, rentrons y plus en détail, cela fut longtemps associé aux véritables tubes, ce n'était pas la radio qui faisait les tubes, elle les suggérait, et le public avait encore le pouvoir d'écouter autre chose, de pouvoir choisir, et d'écouter de plein gré, d'apprécier, d'explorer. Le public plebiscitant, l'hymne est là, le synthé est le meilleur moyen d'irriguer une bonne mélodie, mais si elle n'est pas bonne, il n y a pas l'approximation et la "violence relative" d'une guitare électrique pour en cacher les failles. Partenaire Pariculier a atteint quelque chose d'unique, non seulement ce groupe est un groupe concept (le personnage de Partenaire particulier au fil d'histoires comme la recherche de l'autre ("cherche partenaire particuliere.."), comme la rupture hommage ("je n'oublierais jamais, jamaaaaaaaaaaaaaaaaaais") ou l'éloge du sexe amoureux au détriment du sexe animal, et ce venant d'une voix masculine attention! ("une autre nuit")) (un peu comme Boris dans les 90's) mais ces mecs ont sortis deux hymnes potentiels, seulement l'éponyme à marché (et de quelle manière, certainement avec "l'aventurier" d'indochine (qui aura casé aussi 3 nuits par semaine dans cette catégorie) l'hymne français du dancefloor et de la french new wave qui a pris le moins de ride)(la preuve? il passe au BUL)(Ok c'est léger comme argument, j'avoue). Aujourd'hui, le Rn'b et le revival de tube en version dance a tout pourri le systeme, on ne tente rien, on se fiche de trouver de nouvelles mélodies, ce que l'on veut c'est faire danser les gens, toucher le pactole, et rien de plus, aucune envie artistique, le seul mec potable dans le revival dance actuel, ça peut être Benni Benassi. Pourquoi? Parce que ce mec rend hommage avec du neuf, et "every single day" un putain de morceau avec une souplesse de mélodie jamais atteinte dans la dance depuis 2 unlimited et No limit. Y a plus la notion de création aujourd'hui, les gens vont en boîte pour s'amuser, OK, ils vont en boite pour pas se prendre la tête, OK, mais c'est pas directement la faute des gens, c'est la faute d'un système global, car la musique des années 80 était une synthèse de tout les genres, ainsi le rock 70 a rencontré le disco (PIL, Billy Idol, Blondie et Heart of glass, Black arabs des pistols..), le rock 80 (U2, midnight Oil, Robert Palmer, REM) la funk est revenu avec une production plus synthétique (Indeep, et les morceaux de Marvin Scott comme "Help Policeman"), la new wave a crée ses propres groupes alliant qualité intrasèque et potentiel grand public fort (Blue Monday, Taxi Girl, Just can get Enough, les reprises d'Art of Noise, B 52's) et enfin, ce qui fait la majorité du mouvement 80, tout le reste, que ce soit les jolies filles chantant de pures chansons écrite (Touch me de samantha Fox, Cambodia de Kim Wilde, Boys de Sabrina), des groupes "one shot" (Avalanche et "Johnny come home"en est l'exemple le plus frappant). Aujourd'hui aucune sythèse n'est faite, tout est pompé, sauf le rn'b qui se fait lui même une fellation. Se souvenir des belles 80's... regarder MTV Idol, Mcm Pop, aller acheter de vieux 45 tours à Emmaus... Quand les jours deviennent des années... et que la mémoire devient histoire...